Soyez les bienvenus sur cette page. Ce blog a pour but de vous faire découvrir et partager toutes les étapes de la création d'un court métrage ; de l'idée
originale à la diffusion (festival, télévision, internet...). Ce blog se lit au jour le jour, donc pour une meilleur compréhension, il vaut mieux commencer par les messages les plus
anciens.
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voici l'histoire de la création d'un court métrage. de l'idée à la diffusion, les étapes de la production d'un film fantastique français. l'ankou plane sur ces pages
si on me demande quel est mon média de prédilection, je réponds bien évidemment le cinéma.
J'ai souvent des envie de nouvelles, de bande dessinée, de pièces radiophoniques et d'illustration, j'avoue donc ne pas me fermer et envisager d'autre forme d'expression. Mais s'il y en a une que
je ne cite jamais et qui pourtant a était la mienne pendant longtemps, c'est "jouer".
jouer. avec des jouets.
des joujoux quoi.
Mes premières histoires avaient beau être naïves, maladroites, sans fin, terriblement
partiale et dotée d'une morale guerrière douteuse, elles avaient le mérite de tenir en elles les germes de mes récits actuels.
Il est évident aujourd'hui que le premier auteur à m'avoir imprimé le neurone de manière
indélébile est Jean Chalopin. Mes héros virils ont tendance à avoir les cheveux longs et la barbe, je rêve souvent de bonhommes stupide à tête de cochon, les nanas à la peau bleue sont les plus
belles, les robots mangent des clous et les dieux (ou la version 7.0 tout en un) jouent avec nos destinés sans une once de remord. définitivement Ulysse 31 est une matrice des histoires qui se
démêlent dans mon crâne, un mythe fondateur, pas loin devant Albator. (même la musique m'a marquée : je veux du cor anglais partout).
mais je n'avais jamais pensé à quel point les histoires que "vivaient" mes playmobils
étaient restées dans ma mémoire.
A quel point elles tournaient autour de "groupes" acculés à la "dernière cartouche" d'un "alamo" indéfendable.
à quel point mon "James Bond" avait plus de mal à s'en sortir que celui de la
télé.
à quel point mon "château" renfermait des vampires qui n'étaient pas les
"méchants".
c'est en découvrant un forum de trentenaire qui comparent les histoires qu'ils font vivre
à leur Playmo que c'est remonté à la surface (comme mes plongeurs qui descendaient sur le galion englouti et se battaient contre un monstre marin, à la vache ! c'est sans fond !).
nous y voici. enfin le moment est arrivé d'allé confronter l'histoire à la région bretagne.
"Mais qu'est ce qui fait qu'aujourd'hui plus qu'il y a un mois?", me direz vous. Et bien voilà, Il se trouve qu'aujourd'hui j'ai fait la mise en page de la version bretonne du scénario. Car la bête
est traduite et qui dit traduite dit finite (oui, enfin bon... non ça se dit pas.)
C'est monsieur Thierry Rouaud qui s'est chargé de cette traduction. Malgrès un planning chargé, il a fait cette version en moins de temps que je ne le pensais. alors bien sur, je comprends rien de
ce qu'il a écrit.
Mais bon, comme il est allé si vite, j'ai pas eu le temps d'acheter ma méthode assimil "j'apprends le breton en un week end". alors c'est pas ma faute.
mais je vous laisse juger :
Sequence 2. ext. jour carrefour de chemin de campagne
Nous sommes à un carrefour, en fin d’après-midi. Une croix de granit trône au croisement de deux chemins de terre. A la base du monolithe de
pierre est assise une vieille femme. Elle est emmitouflée dans un châle qui la recouvre entièrement. Un bouc est assis à ses côtés. Il mâche tranquillement un peu d’herbe. Tous deux fixent
le vide. La vieille se met à chanter une litanie monocorde.
la vieille :
Didostit holl koz ha yaouank , eur gwerz nevez zo bet savet
Ha, d’an deiz diwezhan ar bloa,…. ar bloa….
La vieille cherche ses mots. Le bouc arrête de mâcher, se penche sur l’épaule de la vieille et semble lui glisser la réponse à l’oreille. La
vieille se tape le front.
la vieille :
Didostit holl koz ha yaouank , eur gwerz nevez zo bet savet
Ha, d’an deiz diwezhan ar bloa, ar zon a zo bet kompozet
Barz ar Vro a zo arruet eur vizer vras, eur wir dourmant
Kaset eo bet gand tud difeiz, tud dizoue ar gouarnamant
Deut oe ar sonj fall d’an dud se , d’an Aotrou doue, goulen kontou
C’hoant o deus gwell b’an armelou, ha furchal barzh an ilizou
Hag ouzhpenn se re se neus c’hoant kass seurezed er mez skoliou
Na rint ket kas mar neus den ken ‘vid deski d’ar bugaligou
Kounnar ru a zo gand an dud., choaj eun tu vez d’an holl renket
Re zo ba ‘tu ar wir rezon, tu an urzh gand re vez choajet
O erruout ema eun den, gand ar gouarnamant vez kaset
N’eo ket breizad, vez lavaret, Ar Gall eo an den se anvet
j'en avais pas parlé, mais il y a de ça quelque mois, en évitant de passer par notre chemin habituel (par les abbesses donc), on se retrouve de l'autre côté de la butte et là, on tombe sur une broc
(en fait, oui, on la cherchait un peu...). mais on a une maitrise de nous hors du commun. Je dis "on", parce que ma toute fraichement pacsée de compagne (celle qui dessine les illustrations de ce
blog) est à mes côtés. dans ce genre de sortie, on est à un statu quo du type : un dvd/une fringue. on en été à "rien acheté, qui va ouvrir les hostilités?" quand soudain elle me montre un tas de
vêtements. moi je me dis : "banco, j'ai repéré un boitier collector deux stands plus haut, c'est dans la poche !". je souris d'un air satisfait et dégagé, mais elle me secoue le bras.
- Quoi ?!?
- Là !
- Quoi là ?
- sous les fringues !
- Oh !
... et paf ! dix euros de moins dans ma poche.
Mais elle est belle ! Depuis on s'est remis d'accord : on n'achète plus de malle, ça prend trop de place...
Alors j'achète ça :
Jeu concours : Queskessé ?
ps : du coup j'ai pas pu l'acheter mon dvd.
pps : ça prend aussi plein de place pour rien... (enfin, selon certaine)